Archive pour juin, 2008

Esthétique naturelle : BMW présente Gina

Les entrailles de la BMW Gina

Les entrailles de la BMW Gina

Le constructeur Bavarois BMW présente un concept-car où l’étude de leur réflexion porte sur le revêtement de la carrosserie ; l’approche du designer Chris Bangle est surprenante : la voiture est dotée d’une véritable peau, donc souple et suit parfaitement les lignes de la structure.

La BMW Gina est un prototype au cahier des charges hors du commun : permettre au conducteur de modifier lui même la structure de sa voiture, et la rendre morpho-adaptable aux désiderata du conducteur.  Ainsi en rendant mobiles certaines parties de la structure aluminium, il est possible ainsi de modifier l’aspect et l’aérodynamique de l’auto sans appendices disgracieux. Tout se fait sous cutanée.

Ligne arrière modifable

Ligne arrière modifable

Les feux arrières sont recouverts en permanence et ne font leur office que par transparence tandis que les optiques avant peuvent être totalement masquées lorsqu’elles ne sont pas utilisées. La ligne de Gina est alors d’un seul tenant et aucun élément ne parasite plus le coup de crayon originel.

Feux arrière de la BMW Gina

Feux arrière de la BMW Gina

Elle a pris un chassis de Z8, y a greffé un V8 4.4 maison, et l’a doté d’une structure en aluminium animée par de multiples systèmes hydrauliques. Ces derniers permettent de modifier l’aspect de la voiture : l’armature métallique est habillée d’une peau faite d’un mélange de polyuréthane et de lycra, étanche et résistante aux agressions quotidiennes. Le conducteur, via son interface, peut alors choisir de faire varier certains éléments de carrosserie.

gina-right

gina-right-open

Ce matériau extensible, imperméable, résistant au changement de température se tend autour d’un bâti métallique (en aluminium) offrant une ligne qui ne manque pas de relief. Gina est habillée de 4 pièces de tissu. La plus grande recouvre tout l’avant de l’auto jusqu’à la base du pare-brise et jusqu’aux portes. 2 autres éléments recouvrent une partie du latéral et la partie verticale de la poupe alors que le quatrième morceau habille la malle arrière et une partie de l’habitacle.

gina-interior

En plus de ces paupières de phares quasi humaine, les plis à l’ouverture des portes sont surprenant car ils évoquent le vivant. De la même façon, l’ouverture du capot en son centre est troublante et renvoie vers des images médicales, chirurgicales.

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Cartographies parallèles : rencontre avec Christian Nold

Les travaux de l’artiste / chercheur Christian Nold éclairent des thématiques contemporaines très pertinentes, comme l’apparition de nouvelles formes de cartographie favorisées par les usages, pratiques et outils du web 2.0, la place centrale de l’habitant et du citoyen dans sa projection collective capable de “co-construire” la ville, ainsi que l’appropriation et / ou le détournement des technologies numériques qui “descendent” dans la ville, les objets et les corps. Son travail questionne notamment l’adoption massive des technologies par tous les acteurs de la ville. Les technologies ne sont pas neutres. Pour Christian Nold, elles ne doivent pas échapper au contrôle des citoyens. Ainsi sa production artistique résonne-t-elle de multiples manières avec les problématiques traitées dans le cadre du programme Villes 2.0

Emotion Map

Ars Longa , dans le cadre du festival Mal au Pixel a invité le concepteur du BioMapping : Christian Nold .

Villes 2.0 pu réaliser une interview de Christian Nold dans les locaux d’Ars Longa à la suite du workshop Biomapping auquel l’équipe Villes 2.0 a participé.

Ci-joint une traduction de cet échange :

Qui êtes-vous Christian Nold ?

Pour certains, je suis un artiste, pour d’autres je suis un designer, parfois je suis consultant. En fait, on vous prend sérieusement si vous prétendez que vous n’êtes pas la personne à laquelle vos interlocuteurs pensent. Aux artistes, je dis que je suis designer, et aux designers, je dis que je suis un artiste.

Vous êtes connu pour vos travaux sur le Biomapping, pouvez vous nous dire quelques mots se ce qu’est le biomapping ?

Le Biomapping est deux choses différentes :
Des outils et une méthodologie. Tout le monde pense que le biomapping est un outil, mais en fait je suis pas vraiment intéressé par la technique. L’outil est un système capable de mesurer le taux de conductivité électrique de la peau. C’est le système que l’on utilise dans les détecteurs de mensonges. Cet appareil est relié à un GPS. J’essaye d’utiliser ce système pour mesurer les émotions dans la ville. L’idée est de doter des participants de cet objet couplé au lecteur GPS afin de mesurer l’ambiguïté entre la ville et le corps. Comment notre corps “réagit” à la ville.

Dans tous les travaux que vous présentez, la participation des utilisateurs à vos projets est centrale pourquoi ?

La méthodologie employée dans le cadre du biomapping offre une place centrale aux “participants”. Mon intérêt dans la démarche est politique, la technologie est liée aux relations sociales, aujourd’hui les technologies sont très top-down dans leur relations avec les personnes. L’idée est de faire participer les gens afin qu’ils aient un autre rapport avec la technologie, les placer dans des situations dans lesquelles ils ne sont pas familiers, afin de leur faire prendre conscience de leur rapport avec les technologies. Je suis plus dans une relation d’éducation par rapport à la technique. On n’apprend pas qu’a l’université, mais tout le temps.
J’essaye dans mon travail de trouver les moyens de pousser cette éducation face à la technique.

Qu’est ce que cela change pour les gens d’être participants ?

Je pense que les gens prennent conscience que les technologies ne sont pas quelque chose d’intangible. “Tekne” en Grec, c’est la compétence et la ruse. Il me semble que ce qui est intéressant dans la technique, c’est dans son appropriation, qu’elle devienne non plus un outil, mais une compétence, que les gens puissent s’en saisir, sans la subir. Quand dans le futur proche, les technologies seront invisibles, nanométriques, “embarquées” dans les corps les objets, que les systèmes seront extrêmement complexes il faudra quelles restent “visibles” et que les gens fassent parti de cette visualisation.

Durant une précédente discussion informelle, vous nous avez dit que les frontières entre artistes, architectes, designers sont en train de s’effacer, pourquoi ?

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Réalité augmentée ou total immersion

A l’instar de la WII, l’agence t-immersion nous donne ici une belle démonstration de ce que peut être la présentation d’interaction entre des éléments virtuels et réels (cette fois-çi le réel étant une représentation du cadre/biotope de la projection). Ainsi, grâce à un petit capteur de position, il est dorénavant possible d’interagir sur le virtuel en corrélation avec des éléments du réel… Les éléments virtuels interagissent donc avec les éléments du décors environnant.

Applications :

  • Airbus utilise cette technologie pour tester ses A380 sur les pistes des aéroports internationaux
  • Les constructeurs automobiles l’emploie pour former de ses techniciens en reproduisant en condition les modèles affichés grâce à des lunettes 3D équipés de caméra.
  • Etudes de conceptions ergonomiques : comme par exemple la perception de l’utilisation de tableaux de bord dans le monde automobile
  • les chaîne de télévision peuvent l’utiliser pour illustrer des cas bien particulier de reconstitution
  • les applications 3G de téléphone portable : pouvoir grâce à une caméra, de voir en 3D une publicité publiée sur un support 2D (magazine)
  • La visio-conférence : grâce à un Keyframe, d’augmenter la réalité en traquant des éléments sur son visage et ainsi de permettre de se déguiser en temps réel…
t-immersion

t-immersion

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