Archive pour avril, 2008

Le documenteur : ‘Opération Lune’ de William Karel

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ce documenteur : « Opération Lune » projeté sur Arte en 2004 ; Sinon, je vous conseille vivement de le visionner, il est digne des émissions radiophoniques d’Orson Wells comme la « La guerre des mondes » ou du film « Capricorne one » de Peter Hyams.

Le pitch :

[…] Le 20 juillet 1969, La mission Apollo 11 alunit sur la mer de la Tranquillité. Deux milliards de téléspectateurs sont devant le petit écran pour suivre en direct les premiers pas de l’homme sur la Lune. Ces images, devenues historiques, étaient-elles authentiques ? Quels arguments et quels détails permettent d’en douter ? Une chose est sûre : en pleine guerre froide, les enjeux liés à la conquête de la Lune n’autorisaient pas l’échec du vol Apollo 11. Mais jusqu’à quel point le président Nixon était-il prêt à mentir pour donner le change ? En quoi le tournage de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick a-t-il influé sur le cours des événements ? Et si le film du premier homme marchant sur la Lune n’était qu’une superproduction hollywoodienne ? Quels liens Stanley Kubrick entretenait-il avec la NASA ? Richard Nixon était-il prêt à tout pour assurer la suprématie des États-Unis dans la conquête de l’espace ? Hollywood a-t-il participé à l’élaboration des images de Neil Armstrong foulant le sol lunaire ? […]

Opération lune – extraits

Ainsi une multitude de questions sont soulevées. Ce remarquable film de William Karel, est extrêmement perturbant dans le sens où il nous place, nous spectateur, dans une position de perpétuelle remise en question de ce que l’on voit, et de nous laisser jusqu’à un certain point, devant notre incapacité à remettre en cause ce que l’on nous présente. L’exercice est brillant et argumente avec une logique implacable ; le réalisateur parsème çà et là quelques éléments aux premiers abords anodins mais faux. Il nous abreuve avec une constante argumentation qui semble toute recevable par la notoriété des témoignages de personnes comme Henry Kissinger (1969-73 : Conseil de Sécurité Nationale. 1973-75 : Secrétaire d’Etat sous les Présidents Nixon et Ford. Prix Nobel de la Paix à la suite du cessez-le-feu obtenu au Vietnam.), Richard Helms (1962-72, Sous-directeur de la C.I.A sous le Président Kennedy. Directeur de la CIA sous le Président Nixon), Christiane Kubrick (Veuve de Stanley Kubrick), Farouk El Baz (Ingénieur à la NASA).

Il faut voir ce film de son début jusqu’à la fin pour apprécier (ou s’effrayer) de cette complète supercherie. Les images d’archives sont vraies et la manipulation du montage excelle sous toutes ses formes : interviews détournés de leur contexte (H. Kissinger, D. Rumsfeld, C. Kubrick), traduction fausse (le sous-titrage des intervenants coréens), témoins bidons (l’ex-agent du KGB), fait réel (mort de Richard Helms dix jours après la fin du tournage et trucage de l’article parut dans les journaux suite à cet interview), reprise des nombreuses théories farfelues existantes sur l’alunissage (le comble est que ce film vint conforter les rumeurs propagées par ces derniers…). Bref, un chef-d’œuvre de manipulation.

Ce film, nous questionne donc sur la véracité des images que nous pouvons quotidiennement ingurgiter, sur la puissance du montage qui peut préfabriquer l’information et donc à notre faculté d’être crédule devant les images données.

Ci-dessous, suite au visionnage du film, un débat avec le réalisateur devant un parterre de scientifiques et d’enseignants du CERIMES (Centre de ressources et d’information sur les multimédias pour l’enseignement supérieur) :

CERIMES

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My Life In The Bush Of Ghosts

Le designer Jakob Trollback (Trollback + Company) nous fait partager, lors d’une conférence de la TED, ses expérimentations sur la forme et la matière sonore. La chanson choisie, “Moonlight in Glory” est tirée de l’album My Life In The Bush Of Ghosts composé en 1981 par David Byrne et de Brian Eno et remasterisé en 2006. Le résultat est toujours aussi contemporain, tant sur la forme que sur le fond. (Recorded March 2007 in Monterey, California. Duration: 04:00.)

Ci-dessous un autre expérimentation de Bruce Conner datant cette fois-çi de 1981 (Brian Eno & David Byrne – Mea Culpa) ” Bruce’s’ legendary experimental films are well known for their pioneering use of found footage. Connor mainly uses old educational films, science films, government footage and film footage that people throw out and then recuts them to new music, creating dark and sometimes hilarious moods and visual commentaries. His work was sampling before that word existed, as was this record. “

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